Note aux lecteurs

L'île Maurice (Moris en créole mauricien ; Mauritius en anglais) est l'île principale de la république de Maurice. Elle est rattachée géographiquement à l'Afrique et est située dans l'Ouest de l'océan Indien, au cœur de l'archipel des Mascareignes, entre La Réunion à l'ouest et l'île Rodrigues à l'est.

Quand on pense à l’île Maurice, ce sont d’abord les images de plages immaculées et de lagons turquoise qui viennent à l’esprit. Mais l’île est bien plus qu’un décor de carte postale. C’est un monde en miniature, vibrant, contrasté, profondément vivant. Une île à taille humaine où l’on peut, en quelques kilomètres, passer de la mer à la montagne, de la forêt tropicale aux marchés colorés, des temples hindous à des mosquées, ainsi que des églises coloniales.
Maurice Msi Africa
Je me souviens du moment où l’avion a survolé le lagon. Les nuances de bleu semblaient irréelles. En posant le pied sur le tarmac, j’ai immédiatement ressenti cette chaleur tropicale enveloppante, mais surtout une atmosphère de douceur, presque familière, comme si l’île murmurait déjà : prends ton temps, ici, on vit autrement. L’île Maurice ne se visite pas, elle se vit, avec sa lumière douce, ses odeurs d’encens et de curry, sa musique séga qui monte des plages. C’est un lieu où l’on apprend à ralentir. 
C’est d’abord une explosion de paysages. Le sud sauvage m’a marqué : falaises déchiquetées, forêt luxuriante, plages battues par les vagues. La route côtière entre Bel Ombre et Souillac est un enchantement. Là, le gris des rochers volcaniques rencontre le bleu profond de l’océan, et les filaos dansent avec le vent.
À l’intérieur des terres, nous avons arpenté les sentiers du parc national des Gorges de la Rivière Noire. Cascades, singes, chants d’oiseaux… On oublie vite que nous sommes sur une île. Puis il y a Chamarel, avec sa Terre des Sept Couleurs, presque irréelle au soleil couchant. À quelques kilomètres de là, nous nous sommes arrêtés dans à la magnifique rhumerie artisanale de "Chamarel"  pour une dégustation : vanille, coco, épices… Le rhum ici, c’est une histoire d’identité. 
Mais ce qui m’a le plus touché à Maurice, c’est l’accueil des Mauriciens. Hindous, créoles, musulmans, chinois, européens… une mosaïque humaine, Ici, on vous sourit dans la rue, on vous offre un thé chaud sans rien attendre en retour, on vous raconte la vie simplement. 

Lors de mon dernier séjour à l’île Maurice, j’ai eu la chance de faire une rencontre qui a donné un tout autre visage à ce voyage.
Grâce à Lainy et Stephan, un couple de Mauriciens que j’ai connu par l’intermédiaire de mes enfants, j’ai découvert une île authentique, bien loin des clichés et des hôtels touristiques. Très vite, le courant est passé entre nous.
Ils m’ont offert ce que les guides touristiques ne peuvent pas transmettre : une plongée dans le quotidien mauricien, au cœur de ses traditions, de son histoire et de son âme.

Stéphan, avec son regard malicieux et son rire chaleureux, m’a raconté son enfance, et les racines de sa famille, ses ancêtres venus d’Inde, des coutumes transmises de génération en génération, et surtout de la cuisine mauricienne, véritable mémoire vivante de cette île aux mille influences.
De son côté, Lainy, une jolie créole lumineuse et pleine de charme, m’a transporté à travers le passé complexe de Maurice et m’a aidé à mieux comprendre l’histoire de la population créole. 
Grâce à elle, j’ai saisi un peu mieux les subtilités de cette société insulaire où se mêlent tant de cultures.
En leur compagnie, j’ai découvert la Citadelle — ou Fort Adélaïde — qui domine la capitale, Port-Louis. Du haut de ses remparts, la vue sur la ville et l’océan est à couper le souffle, et l’histoire de ce lieu m’a été contée avec passion. Grâce à eux, ce voyage à Maurice a pris une tout autre dimension : celle de la rencontre, de l’échange, et d’une immersion dans le cœur battant de l’île.
Un immense merci à Lainy et Stéphan pour leur générosité et leur passion pour leur île. Grâce à eux, ce séjour restera gravé dans ma mémoire. Si vous aussi vous avez vécu des rencontres qui ont transformé un voyage, n’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire !

L’île Maurice bénéficie d’un climat tropical agréable toute l’année. La période idéale s’étend de mai à novembre, pendant l’hiver austral : températures douces, faible humidité, ciel dégagé. Évite la saison cyclonique entre janvier et mars.
Pour vivre Maurice autrement, loue une voiture. La conduite se fait à gauche, mais le réseau routier est correct, et c’est le meilleur moyen de sortir des sentiers battus. Prends ton temps, les distances sont courtes, mais les paysages méritent qu’on s’y attarde.
•	Le sud sauvage (Bel Ombre, Gris-Gris) pour l’authenticité et les paysages bruts.
• La côte est (Belle Mare) pour les levers de soleil et le calme.
• La côte ouest (Tamarin, Flic en Flac) pour les couchers de soleil et la vie locale.
• Le nord (Grand Baie) si tu recherches plus d’animation, de restos et de plages aménagées.
•	Dholl puri (crêpe farcie aux pois cassés), le snack mauricien par excellence.
• Rougail, cari, vindaye : des plats épicés d’origine indienne ou créole.
• Les fruits tropicaux cueillis le matin : ananas, letchis, mangues…
• Et bien sûr, un rhum arrangé au coucher du soleil !
•	Le Morne Brabant, pour la randonnée et l’histoire.
• Chamarel : Terre des Sept Couleurs, cascades et rhumeries.
• Le jardin de Pamplemousses, pour une parenthèse botanique.
• Port-Louis : le marché, le street food, la vie locale.
• Île aux Cerfs ou Île aux Bénitiers, pour une escapade lagon en pirogue.