Namibie, 4×4, safari, dunes, road trip

Sommaire :
- Namibie, 4×4, safari, dunes, road trip
- LA NAMIBIE HORS DES SENTIERS BATTUS
- 🌵 Kaokoland : notre incroyable aventure en 4×4 au bout de la Namibie sauvage !
- 🚙Sur les pistes du nord-ouest namibien : entre sable et cailloux
- 💚 À la rencontre des Himbas
- 💡Conseils pratiques pour explorer le Kaokoland en 4×4
- 📖Carnet de route Sur les pistes sauvages du Kaokoland dans l’extrême nord-ouest de la Namibie
- Marienfluss
- 🌞À la découverte d’Hartmann Valley : la suite de l’Aventure
- 🚙 LE RETOUR
- 😓LE PIRE ! Le retour vers Etanga
- 😣 Etenga →Opuwo
LA NAMIBIE HORS DES SENTIERS BATTUS

🌵 Kaokoland : notre incroyable aventure en 4×4 au bout de la Namibie sauvage !
Situé à l’extrême nord-ouest de la Namibie, le Kaokoland, c’est la Namibie dans toute sa splendeur sauvage. Des montagnes ocre brûlées par le soleil, des lits de rivières asséchés, des cours d’eau saisonniers comme le Kunene et le Hoanib, un désert infini où les pistes s’étirent à perte de vue.
Balayées par un vent brûlant, certaines pistes deviennent presque invisibles, serpentant à travers des vallées lunaires qui mettent ton 4×4 à rude épreuve. Ici, ton véhicule ne chôme pas, ton embrayage transpire un peu… et toi, tu savoures ce sentiment de liberté totale.

Peu d’endroits sur Terre offrent un tel sentiment d’isolement et de grandeur.
Au loin, les Himbas vivent au rythme du soleil, les éléphants du désert tracent leurs propres routes, et le vent balaie tout ce qui ressemble de près ou de loin à la civilisation. Pas de réseau, pas de bruit, pas de foule, juste toi, ton compagnon de route et cette immensité ocre qui t’avale doucement.
C’est ici que commence l’aventure. La vraie. Celle où la poussière colle à la peau, où chaque piste promet l’inconnu… et où tu réalises que la liberté tient parfois dans un plein d’eau, un réservoir à moitié vide.


🚙Sur les pistes du nord-ouest namibien : entre sable et cailloux
Des paysages d’une beauté absolue
Marienfluss, Hartmann Valley à l’extrême nord-ouest de la Namibie, et autres coins perdus où même Google Maps hésite, là, on entre dans le domaine du vrai initié au 4X4 tout terrain, au baroudeur. C’est somptueux, mais très rude ! Un coin où l’aventure ne se vit pas à moitié…ici, le 4×4 est indispensable et les pistes demandent patience, expérience et un soupçon de folie douce.

C’est une véritable terre d’aventure, une région isolée et extrêmement difficile d’accès. Comme à notre habitude, et malgré les recommandations de partir avec un guide, et les risques bien réels d’évoluer sans assistance, y compris sans téléphone satellite. Nous avons choisi d’explorer cette partie sauvage de la Namibie, en totale autonomie.

Une décision audacieuse, que nous n’encourageons pas à reproduire à la légère. Une aventure risquée qui aurait pu mal tourner !
Car dans ces immensités sauvages qui sont quasiment inhabitées, de conduire sur ces terrains très accidentés, vous n’êtes pas à l’abri d’une panne mécanique ou d’une avarie quelconque.

Mais également, de se perdre dans cette immensité représente également un risque bien réel : nous nous sommes égarés à deux reprises dans « Hartmann Junction ». Le moindre incident peut rapidement mettre votre sécurité en péril. Ne suivez pas notre exemple !

Cependant, ce fut pour nous une aventure fabuleuse, à la fois exigeante, risquée… et inoubliable. Dans le Kaokoland, les routes croisent celles des Himbas, peuple fier et accueillant, dont les traditions millénaires se perpétuent loin du monde moderne.

💚 À la rencontre des Himbas
Nous avons eu la chance incroyable de rencontrer des Himbas, au cœur de leur environnement traditionnel, dans toute son authenticité. Ce peuple semi-nomade fascinant qui vit principalement dans l’extrême nord-ouest, loin des zones plus accessibles comme Opuwo, Epupa Falls ou certaines parties du Damaraland où les habitudes ont parfois été modifiées par l’afflux de visiteurs.

Ce fut une opportunité rare de découvrir, avec discrétion et respect, un mode de vie ancestral, préservé de l’influence du tourisme de masse.
Cet isolement géographique joue un rôle essentiel dans la préservation de leurs traditions ancestrales, de leurs croyances animistes et de leur mode de vie centré sur l’élevage du bétail.

Le troupeau est au cœur de leur existence, autant comme source de subsistance que comme symbole de richesse. Ici, dans ce territoire sauvage et isolé, ils restent largement à l’écart des influences modernes, et surtout du tourisme de masse.

💡Conseils pratiques pour explorer le Kaokoland en 4×4
une solide expérience de la conduite tout-terrain est indispensable !
Les conditions de piste, l’absence totale d’assistance et l’éloignement des secours en font un territoire réservé aux voyageurs expérimentés, parfaitement équipés et conscients des risques encourus.
Notre choix de partir seuls relève d’une décision mûrement réfléchie… mais que nous ne conseillons pas à la majorité des voyageurs.
L’aventure, oui, mais jamais au mépris de la sécurité.
Pour les selfdrivers expérimentés
Pour entreprendre ce périple sans guide et en totale autonomie, mieux vaut être bien équipé : un 4×4 costaud, un GPS fiable (et pas trop susceptible) , une logistique bien ficelée. Ici, la panne n’est pas une option, et la carte papier redevient vite ton meilleur ami. Les terrains sont magnifiques, oui… mais inhospitaliers à souhait.

Chaque piste teste ton sang-froid, ton expérience du tout-terrain, et parfois ton vocabulaire. Les pistes de Puros, le Joubert Pass, le Marienfluss ou la Hartmann Valley exigent patience, maîtrise… et ce brin de folie douce sans lequel l’aventure n’aurait tout simplement pas de saveur.

D’après notre propre expérience, le meilleur GPS pour explorer cette région sauvage et très isolée de la Namibie, est : Tracks4Africa, ainsi que la carte : Namibie. Avant de pénétrer dans cette région où toute trace de civilisation est absente, partez avec vos réservoirs de carburant pleins et 40 litres supplémentaires en jerricanes. Prévoyez également une réserve d’eau potable d’au moins 10 litres par personne.

- 4×4 obligatoire : Les pistes sont longues, caillouteuses et parfois imprévisibles. Ton véhicule sera ton meilleur compagnon… et parfois ton seul ami.
- Carburant & eau : Emporte suffisamment de carburant et d’eau les stations et villages sont inexistants.
- Navigation : GPS utile mais jamais infaillible. Carte papier et sens de l’orientation recommandés.
- Bivouac & campings : Entre campings SYNCHRO CAMP et bivouacs sauvages.
- Rencontres locales : Respecte les Himbas et leur mode de vie.
- Faune sauvage : Reste prudent, l’éléphant du désert n’a pas de clignotant.
- Saison idéale : Avril à septembre, températures plus agréables et moins de pluies. Octobre et novembre pour ceux qui supporte la chaleur accablante du désert.
- Sécurité : Garde un téléphone satellite si possible et surtout, garde ton sens de l’humour à portée de main.

Nous vous conseillons vivement de partir accompagnés d’un guide local expérimenté si vous n’êtes pas à l’aise sur ce type de terrain, ou à deux véhicules équipés d’un GPS fiable et d’un téléphone satellite.
Cette région de la Namibie ne pardonne pas l’improvisation.

📖Carnet de route Sur les pistes sauvages du Kaokoland dans l’extrême nord-ouest de la Namibie
Bienvenue dans le Kaokoland, royaume de la poussière, du silence et des vraies aventures


28 Octobre 23 / PALMWAG→ PURROS : 214 km (C43/D3707) en 4h30 / PURROS →ORUPEMBE→"MARBLE COMMUNITY CAMPSITE" (Onjuva) : 111 km en 5h

Nous avons pris la route en direction de Sesfontein, Purros et Orupembe pour arriver au camping de "MARBLE COMMUNITY CAMPSITE" à Onjuva. Total parcouru dans la journée : 325 km en 9h30.


Les pistes, loin d’être faciles, nous ont toutefois révélé des paysages spectaculaires, presque hors du temps.

Ce ne sont que des pistes ! Le bitume ? Inexistant. La civilisation ? Presque un mythe. Notre sens de l’orientation a été… disons, mis à rude épreuve ! Entre les pistes improbables, les cailloux surgissant de nulle part et nos débats passionnés sur le bon chemin à prendre, on s’est bien moqué de nous-mêmes.

Chaque détour et chaque embûche ajoutaient un peu d’adrénaline à cette incroyable journée : 325 km en 9h30, parcourus à rire, râler, et se demander si le GPS ne nous faisait pas une blague…
Quelques animaux sur notre chemin
Initialement, nous avions prévu de passer une nuit à Purros, mais surprise : le camping était fermé. Et puis, pour être honnêtes, le lieu ne nous emballait pas vraiment. Sur un coup de tête (et un brin de témérité), nous avons décidé de poursuivre notre aventure en direction de Marble.


Évidemment, se repérer dans ce labyrinthe de pistes n’a rien d’évident : nous nous sommes égarés à plusieurs reprises. Les pistes partent dans tous les sens, la signalisation est quasi inexistante… bref, un vrai jeu de piste grandeur nature ! Heureusement, notre fidèle GPS « Tracks4x4Africa » nous a évité de transformer notre périple en randonnée improvisée de plusieurs jours.

Le seul panneau indiquant le camping apparaît… dès le tout début du trajet. Ensuite, c’est le grand vide : plus aucune indication pendant des kilomètres. On se demande sérieusement si l’on n’a pas raté un passage secret ou si le camping est devenu invisible. Et comme pour corser le tout, un deuxième panneau refait enfin son apparition… à seulement quelques mètres du camping !!!

Nous sommes finalement arrivés au camp de « Marble » vers 19h, juste avant que la nuit ne tombe. Après nous être installés à l’emplacement N°4, nous avons rapidement pris une douche (le luxe après une journée de poussière), puis préparé un petit repas. Et enfin, nous nous sommes glissés dans nos duvets, épuisés mais ravis.

Une journée riche en émotions et en découvertes se conclut sous un ciel étoilé… parfait pour rêver aux pistes improbables et aux panneaux fantômes qui nous ont bien fait courir !

Situé sur un lit de rivière asséché, le camp de Marbre se trouve dans l »Orupembe Conservancy ». Cet endroit insolite a transformé les anciens bâtiments de la mine de marbre d’Onjuva en un camping accueillant pour les voyageurs en route vers les paysages sauvages de « la vallée de Marienfluss » et de « la vallée de Hartman ».
Ce lieu est géré par la communauté locale, en raison de son isolement, il peut être difficile de les contacter pour réserver à l’avance. Une aventure qui se vit donc souvent sur le moment, avec l’assurance d’un accueil chaleureux et authentique.
INFOS UTILES ↓
MARBLE COMMUNITY CAMPSITE: Ondjambo Namibie.
Mail: inf@namibweb.com
GPS: S 17 59 323 E 12 35 41 1
Paye par jour: 14.80€ (308 NAD)
SYNCHRO CAMP
29 Octobre 23/ "MARBLE COMMUNITY CAMPSITE"→ PASS JOUBERT → SYNCHRO CAMP : Nous avons parcouru 95 km en 6heures.
Après une nuit bien méritée, une bonne douche et un petit-déjeuner copieux, nous reprenons les pistes en direction de la vallée du Marienfluss. La journée s’annonce corsée : dès aujourd’hui, l’aventure prend un vrai virage… direction le Joubert Pass ! Accrochez-vous, les secousses et les surprises sont au rendez-vous.
Joubert Pass (DU SUD AU NORD) ↓

Ce passage étroit et rocailleux exige une vitesse réduite et une garde au sol élevée.

La prudence est de mise : avancez lentement, restez concentré, et tout se passera bien.

Le Joubert Pass : le passage est étroit, rocailleux… et impitoyable. Vitesse ? Au pas. Garde au sol ? XXL. Moi, je descends du 4×4 pour filmer, 42 °C dehors, je courais comme un personnage de dessin animé entre les cailloux brûlants, pendant que le 4×4 avance au ralenti derrière moi.


Après avoir franchi le « Joubert Pass » et roulé plusieurs kilomètres, nous tombons sur une femme Himba avec son présentoir d’artisanat, plantée au croisement de pistes… en plein milieu de nulle part ! Incroyable. Sous un soleil de plomb, avec une chaleur frôlant les 43 °C, elle et sa petite fille sont assises à même le sol, sous un petit arbuste, leur unique oasis d’ombre dans ce désert impitoyable. On se demande comment elles tiennent le coup !

Elles attendent patiemment le passage d’un touriste… mais dans cette région reculée, les clients sont rares ! Depuis le début de notre périple, nous n’avions croisé qu’un seul voyageur, quelque part près de Purros, qui descendait vers le sud. Autant dire que notre apparition a dû leur sembler aussi excitante qu’un mirage rafraîchissant dans le désert !


Ce sentiment d’isolement est frappant : les vastes étendues semblent inhabitées, et chaque rencontre devient un moment exceptionnel, chargé d’humanité. Nous en profitons donc pour acheter un peu d’artisanat local : bracelets et colliers, tout en demandant la permission de les photographier. Échange de sourires, langage des gestes et de rires, face à la situation improbable… et voilà, nous repartons, fiers de nos trésors du désert, tout en nous demandant si notre modeste contribution suffira à récompenser leur courage sous cette fournaise.


Je lui achète un collier et quelques bracelets, un geste simple mais chargé de sens dans ce lieu si isolé.

La piste est encore longue, et il nous reste des heures de roulage avant d’atteindre le camp « Synkro ». Chaque kilomètre sur ces pistes poussiéreuses est une aventure en soi, où le temps semble suspendu… et où l’on se demande parfois si nos pneus finiront par trouver le goût du sable plus qu’ils n’aiment notre conduite.

Marienfluss
Nous arrivons enfin dans la vallée de Marienfluss, un lieu à couper le souffle. Entourée de montagnes majestueuses et baignée d’une lumière dorée, cette vallée est sublime.

Des étendues infinies parsemées de petits arbustes et de silhouettes d’acacias, offrent un spectacle saisissant de sérénité et de beauté sauvage.


Éparpillés ici et là, des petits villages Himba se fondent dans le paysage, faits de huttes traditionnelles en bois et en terre, ainsi que d’enclos pour le bétail. Nous découvrons la simplicité et la résilience du mode de vie ancestral des Himbas.

Les habitants, vêtus de leurs parures et enduits de l’ocre rouge caractéristique, perpétuent des traditions qui semblent immuables face à l’immensité sauvage de la vallée. Leur présence ajoute une dimension humaine à ce décor naturel grandiose, rappelant que cet endroit n’est pas seulement un espace de beauté, mais aussi un foyer vivant et vibrant.



Après six longues heures de piste, nous arrivons enfin à « Syncro ». Ce lieu simple mais chaleureux, niché dans la vallée de Marienfluss, marque une étape bienvenue après une journée intense passée sur des pistes exigeantes. La fatigue se mêle à l’émerveillement face à la tranquillité de ce campement, il offre un répit bien mérité, dans l’endroit le plus reculé de la Namibie.

Situé sur les rives du fleuve Kunene, nous sommes ici au bout du bout de la Namibie. De l’autre côté de ses eaux, c’est l’Angola.

Le Kunene, avec ses flots à la fois paisibles et puissants, dessine une frontière naturelle entre ces deux pays, offrant un contraste saisissant avec les terres arides qui l’entourent. Prenant sa source sur les hauteurs du plateau de Bié, en Angola, il serpente à travers des paysages sauvages, donnant naissance aux majestueuses chutes d’Epupa avant de se jeter dans l’océan Atlantique. Attention aux crocodiles !!

Le camp propose un camping au bord du fleuve Kunene, offrant des emplacements ombragés naturellement par les arbres, parfaits pour se protéger du soleil intense. Deux bungalows sont également disponibles pour ceux qui préfèrent un hébergement plus confortable.

En ce qui nous concerne, à notre arrivée, il n’y avait plus de places disponibles dans le camping, un groupe accompagné de leur guide occupait tous les emplacements. Comme nous n’avions pas réservé, donc nous n’avions pas le choix. Nous avons opté pour la location d’un bungalow c’était sympa de dormir dans un lit !

Pour le camping, les installations incluent des toilettes, de l’eau chaude pour les douches, un espace repas, ainsi qu’un braai (barbecue). L’ambiance conviviale et l’accueil chaleureux de Ben ajoutent une touche unique à votre séjour.

Sur place, vous pourrez acheter du bois pour le feu et des boissons fraîches, mais aucune nourriture. Prévoir absolument de l’argent liquide pour tout payer.



Voici un aperçu de l’intérieur de notre bungalow
Notre rencontre avec Ben a été une expérience inoubliable !

Ce jardinier Himba, à la fois chaleureux et passionné, nous a accueillis avec un grand sourire et nous a fait découvrir son incroyable jardin, niché en plein cœur du désert.

C’était fascinant de voir comment il parvient à cultiver dans un environnement si aride, Une rencontre enrichissante et authentique qui restera gravée dans nos mémoires.


Nous avons eu la chance de célébrer un moment très spécial lors de notre soirée à « Syncro » : l’anniversaire de Ben ! Ce fut une fête simple mais remplie de joie et d’émotions, à l’image de l’homme chaleureux qu’il est.



🌞À la découverte d’Hartmann Valley : la suite de l’Aventure
Hartmann Valley est située à proximité de la mythique Côte des Squelettes (Skeleton Coast), une région côtière de la Namibie connue pour son allure mystérieuse et ses paysages désolés.

Bien que la vallée Hartmann soit plus à l’intérieur des terres, elle partage plusieurs caractéristiques avec cette région emblématique, notamment son isolement et sa beauté sauvage.
30 Octobre 23/ MARIEFLUSS CAMP SYNCHRO → HARTMANN VALLEY → NUIT DANS LE DÉSERT : Nous avons parcouru 276 km en 9heures
Voici la carte de notre parcours avec le tracé bleu et les étoiles ↓

Nous avons repris la piste tôt le lendemain matin pour nous rendre dans la vallée de « Hartmann ». Pour commencer, nous avons descendu la vallée du « Marienfluss », et nous avons bifurqué vers la droite avant de remonter en direction de la vallée de Hartmann (Hartmann Valley Junction).

Durant cette journée du 30 octobre, nous avons parcouru 276 km de piste en 9 heures.



Le terrain était difficile avec du sable très profond par endroits, notamment sur les derniers kilomètres avant d’arriver à « Hartmann Junction » d’où partaient plusieurs pistes dans différentes directions.

À Hartmann Junction, notre objectif était de rejoindre la piste la plus à l’ouest, celle qui longe les « Monster Dunes ». Hélas, une surprise nous attendait : nous avons dû nous résoudre à y renoncer.

Comme vous pouvez le lire sur le panneau, les pistes qui continuent sont réservées aux personnes accompagnées d’un guide. Nous n’avons pas voulu braver l’interdit, car nous savions que nous risquions gros si nous nous perdions dans l’immensité de « Hartmann ». Il est si facile de s’égarer dans cette vallée !

D’ailleurs lors de notre retour en descendant la vallée de Hartmann, deux fois, nous nous sommes égarés dans ce désert infini, où l’absence de repères clairs et les innombrables bifurcations rendent la navigation particulièrement délicate.


Heureusement, grâce à l’aide précieuse de notre GPS, nous avons finalement retrouvé notre chemin et entamé notre retour en direction d’Etanga.
Chaque difficulté rencontrée renforce le sentiment d’aventure et la satisfaction d’avoir exploré ce territoire sauvage et inhabitée, où la nature reste intacte.

Malgré ces mésaventures, la vallée de Hartmann offre des paysages inoubliables, où le silence règne en maître, uniquement troublé par le souffle du vent. L’immensité des plaines désertiques procure une véritable sensation de bout du monde.

Nous n’y avons croisé qu’un jeune oryx, solitaire dans l’immensité du désert, comme un gardien des lieux. Cette rencontre furtive, à la fois simple et majestueuse, symbolise parfaitement la beauté brute et préservée de cette région hors du temps.


🚙 LE RETOUR

Voici, entouré de noir ↓, le trajet parcouru aujourd’hui : 276 kilomètres de piste en 9 heures. Et entouré en bleu, le lieu où nous avons passé la nuit, au milieu de nulle part.




Nous décidons de nous arrêter pour dormir en plein désert, exténués après avoir roulé pendant des heures. Une autre longue journée de piste nous attend demain, pour rejoindre Etanga, un village niché au cœur des montagnes.

Nous sommes seuls au monde, immergés dans l’immensité du désert.

Après avoir préparé le feu pour le souper, un petit apéro, histoire de nous détendre et d’apprécier pleinement ce moment unique.


Le coucher du soleil est tout simplement magnifique, peignant le ciel de couleurs chaudes et apaisantes, ajoutant une touche magique à cette soirée dans le désert.

Le coucher du soleil est tout simplement magnifique, peignant le ciel de couleurs chaudes et apaisantes, ajoutant une touche magique à cette soirée dans le désert.

Notre dîner romantique, avec en toile de fond le soleil qui se couche, baigne dans le silence absolu du désert. Chaque instant semble suspendu, nous offrant un souvenir fabuleux.

Dans la nuit, le vent a soufflé très fort, donnant l’impression que la tente allait s’envoler à chaque instant. Elle a tenu bon malgré les grosses bourrasques… et nous aussi, heureusement !

😓LE PIRE ! Le retour vers Etanga
31 Octobre 23/ L'Endroit où nous avons dormi dans le désert → Orupembe → ETENGA → OPUWO : Nous avons parcouru 267 km en 11 heures

Le retour fut également mémorable : un parcours à travers un terrain jonché de pierres, d’ornières, d’obstacles dans un environnement désertique. Dans ces paysages arides, les rares âmes que vous pourriez croiser sont des bergers himbas accompagnés de leurs troupeaux, témoignage vivant de la résilience humaine dans un environnement aussi hostile.


Nous redescendons vers Orupembe, et nous prenons la 3703 pour remonter vers la plaine d’Otjiha

Nous traversons la magnifique plaine de Otjiha en passant par la 3703

Nous croisons un berger accompagné de ses chèvres, ainsi que des cabanes et des enclos Himba abandonnés. Le peuple Himba est un peuple semi-nomade qui se déplace au gré des saisons pour trouver de nouveaux pâturages pour leur bétail.

Nous nous arrêtons pour manger un casse-croûte rapide à l’ombre d’une forêt de Mopanes, des arbres d’Afrique australe dont les feuilles ressemblent à des papillons.

Nous n’avons pas encore eu le temps de sortir nos provisions pour nous préparer un sandwich qu’un groupe d’enfants surgit, on ne sait d’où. Nous leur demandons la permission de prendre une photo, puis nous leur offrons un sac de pommes, des biscuits et de l’eau.

Il est fort probable que leur village soit Otjiha, comme indiqué sur la carte TRACKS4AFRICA, qui doit se situer non loin de cette forêt de Mopane.

Après cette magnifique rencontre humaine, nous reprenons la piste, et c’est à quelques kilomètres de là, donc, entre Otjiha et Etenga que la piste allait devenir très ardue !

La piste s’enfonce dans les montagnes, et je confirme que c’est entre Otjiha et Etenga que nous avons vécu la plus grande galère de notre périple dans l’extrême nord-ouest du Kaokoland. JP avançait au pas, exigeant une concentration absolue.


Le 4×4 progressait péniblement sur des sentiers de montagne jonchés de pierres, de rochers pointus, d’éboulis, et d’ornières atteignant parfois de 70 à 90 cm.


Nous étions contraints de descendre régulièrement du véhicule pour évaluer le terrain. La tension était palpable : un faux mouvement, et c’était la casse assurée, ou pire encore, l’immobilisation au beau milieu du désert, loin de toute assistance. Nous n’étions que deux, sans téléphone satellite, une très grosse erreur !


Ainsi, nous avons passé six heures à franchir des cols, à monter et descendre ces pistes hostiles, sous un soleil implacable et des températures frôlant les 44 °C.


Chaque mètre gagné était une victoire sur ce terrain impitoyable, où la nature semblait vouloir tester nos limites. À mesure que nous progressions, la fatigue physique et mentale se faisait sentir, mais l’idée d’abandonner ne nous effleurait pas.

D’ailleurs, nous n’avions pas le choix : après des heures de piste, il était impossible de faire demi-tour. En ce qui me concernait, cette piste qui traversait les monts me paraissait interminable.


Je ne faisais plus confiance au GPS, avec le sentiment que ce n’était peut-être pas la bonne piste pour rejoindre Etanga. Des heures à être secoués comme des pruniers, baignés dans une solitude absolue où nous n’avons croisé âme qui vive !


C’est l’un des trajets les plus intenses de notre aventure dans le Kaokoland : un véritable test d’endurance, de résilience et de détermination.
Mais au-delà de la difficulté, cette expérience a aussi révélé une autre facette de notre aventure : celle de la solidarité et de l’entraide entre nous. C’est ensemble, malgré la fatigue et les doutes, que nous avons surmonté cette épreuve.

😣 Etenga →Opuwo
Enfin, nous arrivons à Etenga vers 16h40. Mauvaise surprise : le camping est fermé ! Finalement, malgré la fatigue et les 100 kilomètres qui nous séparent d’Opuwo, nous décidons de continuer.

Il nous faut donc nous dépêcher avant que la nuit ne tombe, car rouler de nuit, ce n’est pas prudent.



Au début, la piste était belle, et nous nous sommes dit qu’en deux heures, nous serions arrivés à Opuwo. Hélas, à certains endroits c’était une galère ! De plus de nuit. Finalement, nous sommes arrivés dans la capitale du Kaokoland à 20h30.

Nous avons parcouru 276 km de piste jusqu’à Opuwo en 11h30, pauses comprises .



🎬VIDEOS DU KAOKOLAND

