Notre parcours 2025 : quinze jours, trois frontières, mille souvenirs.

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NOTRE PARCOURS EN 15 JOURS
La cérémonie : les photos Angy

Mais revenons maintenant à ce périple, qui s’est révélé plutôt musclé pour une durée aussi courte !

🎬Vidéo en bas de page 
Comme toujours, le voyage commence vraiment au moment où l’on tourne la clé. La route est bonne, la circulation fluide : une mise en jambe idéale pour ce début de périple. 
Et puis il y a Luka, qui découvre pour la première fois l’Afrique australe. Les paysages, les grands espaces, cette sensation de liberté typiquement sud-africaine… tout l’émerveille. Nous aussi, finalement, comme à chaque fois.
Pour cette première nuit, nous avons réservé une chambre au Lodge Paul Kruger. Histoire de récupérer d’une nuit presque blanche dans l’avion et de profiter d’un vrai lit, avant de passer au couchage sous la tente. Le soir, nous dénichons un petit restaurant suivi d’une brasserie toute aussi sympathique, où JP en profite pour faire, mine de rien, sa demande de renouvellement de mariage. Un moment simple, joyeux… et parfaitement dans l’esprit du voyage. Le lodge possède un parc absolument sublime, mais pour le reste, nous restons un peu sur notre faim par rapport à notre première visite en 2017. Les anciens bâtiments commencent sérieusement à accuser le poids des années. En revanche, de nouveaux bâtiments ont été construits, avec des chambres correctes et fonctionnelles.
Deux bémols toutefois : une propreté assez limite et un petit-déjeuner clairement en dessous de nos attentes.

Après une bonne nuit de repos, nous avons pris la direction des supermarchés de Rustenburg pour faire les grandes courses, en particulier les provisions sèches et les boissons. Au Botswana, les contrôles sanitaires sont stricts : pas question d’entrer avec des laitages, des œufs, de la viande, ni même des fruits et légumes venant d’un pays voisin. Afin de prévenir la propagation de la fièvre aphteuse. 
Nous en avons également profité pour faire le plein de carburant, en remplissant les deux réservoirs des Hilux Camper, (4x4 avec double réservoir) 150 litres au total, ce qui représente environ 1000 kilomètres d’autonomie. Il est 12 h, nous reprenons la N4 jusqu’à la frontière (Pioneer Gate), nous arrivons aux alentours de 15 heures, le passage de la frontière avec le Botswana se déroule sans encombre. Ensuite direction Sekoma (Botswana) sur la A2.
Nous arrivons à Sekoma vers 19 heures, mais, à notre grande surprise, nous ne trouvons pas un seul camping. Nous avons galéré à trouver un logement pour la nuit.
Déplier la tente sur un bord de route n’était pas vraiment l’option idéale, car nous n’étions pas sur des pistes, mais sur des routes goudronnées où le passage des camions pouvait être assez dérangeant. Le problème, c’est que la nuit était déjà tombée depuis un petit moment, et ce n’est que vers 20 heures que nous avons finalement trouvé une chambre pour la nuit. Ce sont deux enfants, qui se promenaient non loin du village, qui nous ont indiqué la personne à contacter dans une station-service, laquelle louait des chambres. Une petite chambre pour la nuit, assez rustique, il faut le dire. Et d’ailleurs, Angy et Luka ont passé la nuit avec… disons… la « bombe » anti-cafards en main, prêts à tout pour éviter les visiteurs indésirables.

Le lendemain, départ à 7h30. Nous prenons la A20 à la sortie de Sekoma, puis parcourons environ 75 kilomètres avant d’emprunter la piste de sable sur la droite. Dès le début de la piste, nous nous arrêtons pour dégonfler les pneus à 1,8. Cette piste mène à la gate de Mabuasehube, côté botswanais du parc transfrontalier de Kgalagadi, qu’il partage avec l’Afrique du Sud. Dès que nous quittons l’asphalte, l’ambiance change immédiatement. Le bruit des pneus sur le sable, la poussière qui s’élève derrière nous, et cette sensation familière d’entrer dans un autre monde : celui où le temps ralentit et où l’aventure commence vraiment. Mais cette année, quelle surprise ! Le Kalahari s’est mis au vert : il a déjà beaucoup plu. Et pourtant, coup de chance ou bénédiction des dieux du bush, pas une seule goutte de pluie ne viendra troubler notre séjour. Un Kalahari luxuriant, des pistes bien sèches… la version carte postale, sans l’option douche intégrée.

Sur notre parcours, nouvelle surprise : un couple d’autruches et leurs autruchons déboulent sur la piste. À peine nous voient-ils que tout ce petit monde se met à courir comme des dingues… droit devant le 4×4. Pas question de quitter la piste, ils accélèrent.
Manifestement, c’est un défi : arriver avant nous à la gate de Mabuasehube.
Les parents finissent par déclarer forfait, abandonnant la course (et les autruchons) pour s’enfoncer dans le bush.
Les autruchons, eux, abandonnés mais vaillants, persistent. Pas question de lâcher : ils veulent gagner 💪🏆. Finalement, nous nous arrêtons une dizaine de minutes pour leur laisser prendre le large. Verdict sans appel : ce sont eux les plus forts… et tant mieux !

14h30 : gate de Mabuasehube. On repère notre campsite, petit arrêt détente. Ensuite, grand tour dans le parc… pas grand-chose à voir, même autour des pans. La savane prend son temps, nous, un peu moins. Retour vers 18h, montage des tentes, repas rapide, dodo. Demain, Mabuasehube–Nossob Trail au programme. Départ tôt, histoire de profiter à fond des pistes et de ne rien rater.

La nuit a été courte. Les voitures se sont mises en alarme à plusieurs reprises. La solution ? Ne pas verrouiller les serrures de votre 4x4. Simple, efficace… et nettement plus reposant.
Finalement, nous décidons de prendre notre temps : petit-déjeuner tranquille, puis départ vers 10h pour le Wilderness Trail de Mabuasehube à Nossob.
Pour cette traversée, il faut une autorisation pour réaliser ce trail, être au minimum deux véhicules et pas plus de cinq (un seul groupe à la fois/jour). Nous la ferons en deux jours, avec une nuit à Mosomane, “un camp” est clairement un abus de langage. Il faut d’abord le trouver, puis le choisir : un point haut, vue sur le pan, avec ou sans arbre… à l’instinct. Aucun panneau, aucune indication, aucune commodité. Le bush, le vrai. 
Pas de douche. Juste une pelle pour les WC en pleine nature. Et à ce moment précis, accroupi derrière un buisson, vous réalisez une vérité universelle : face à un fauve éventuellement curieux, la pelle devient soudain votre seule arme… et votre dernier espoir de garder un minimum de dignité.
À l’entrée du trail, il est 12h. On passe d’un état semi-sauvage à un état franchement sauvage. Ici, ce sont de vraies pistes de sable, sans concession.
Nous arrivons au campement vers 16h.
Nous décidons de faire le tour du pan, exceptionnellement plein d’eau cette année — rien à voir avec 2019, où tout était sec. Ce n’est pas la première fois que nous parcourons ce trail. La première fois, c’était la découverte ; cette fois-ci, c’est le plaisir de le refaire. Un itinéraire que nous connaissons, mais qui garde toujours ce parfum d’aventure, d’autant plus qu’il mène jusqu’à la Namibie en rejoignant le KTP en Afrique du Sud. Nous laissons une voiture au camp et partons faire le tour du pan avec l’autre. Beaucoup d’oiseaux, quelques oryx, des autruches… le décor est planté. De retour au campement, nous préparons les tentes et le repas. La nuit commence à tomber lorsque, tout près du campement, résonne le rugissement d’un lion. Comme en 2019. À une différence près : cette fois-là, les rugissements avaient commencé bien plus tôt, dès 16h, et très loin, pour se terminer vers 19h au pied de l’échelle du 4x4, là où le lion était venu se frotter tranquillement, heureusement, nous étions déjà dans nos tente. En 2025, il nous prend par surprise, il est très près du camp, autant dire qu’on s’active pour grimper chacun dans sa tente respective.
“Bonne nuit.”
Cap sur Nossob… sable, silence et grands espaces : Réveil à l’aube. Le ciel hésite encore entre la nuit et le jour. Pendant que le café chauffe, les enfants partent faire un dernier tour du pan. Le silence est immense. Ce genre de silence qu’on n’oublie pas.
On plie le camp, on range méthodiquement. Dernier regard circulaire. Toujours ce petit pincement au moment de quitter un endroit pareil… Puis contact. Direction Nossob en Afrique du sud.

Nous allons attaquer le parcours du trail le plus sablonneux.
Très vite, la piste nous rappelle où nous sommes. Des zones de sable profond nous obligent à enclencher les quatre roues motrices. Ici, pas question d’hésiter. Le volant bien en main, on joue avec les trajectoires.
Très vite, la piste change de texture. Le sable devient encore plus profond, plus mou, presque piégeux par endroits. Ici, pas d’improvisation.
Pression des pneus adaptée (entre 1.5 ou 1.8 pour sable très très profond, passage en quatre roues motrices). Puis on repart, tout en souplesse. Sur le sable, tout est question de finesse. Garder l’élan sans brutaliser. Éviter les coups de volant inutiles. Lire la piste, anticiper les zones plus claires, plus meubles. Le véhicule flotte légèrement, cherche sa trajectoire. On sent chaque mouvement dans le volant. Il ne faut ni trop accélérer sous peine de creuser, ni hésiter au risque de s’ensabler. C’est un équilibre subtil entre puissance et douceur. Une vraie conversation avec le terrain.
Et pour le passager… c’est nettement plus sportif. Ça bouge énormément. Par moments, on est secoué comme un prunier en pleine récolte. Le siège tremble, la tête frôle la vitre, les sacs bondissent à l’arrière. On se tient à la poignée fermement, on cale les pieds, on serre les dents, je lance un regard qui en dit long. Un mélange de confiance, d’amusement… et peut-être un petit “tu es sûr de ton coup là ?” silencieux. Il me réponds par un sourire concentré. Pas question de faiblir…puis on éclate de rire.
Le sable transforme le 4x4 en shaker géant. Ça secoue, ça tape, ça remue dans tous les sens. Et pourtant… quel bonheur. À 69 et 74 ans, nous sommes là, au cœur de la piste, à jouer avec les trajectoires comme deux gamins. Pas pour prouver quoi que ce soit. Juste pour vivre pleinement l’instant.
Et quand on sort d’une zone profonde sans s’être ensablé, avec le moteur qui ronronne tranquillement… petite fierté silencieuse. Secoués, poussiéreux, un peu décoiffés peut-être… mais heureux. Intensément heureux.
Durant ce trail, une dune nous a tenu tête avec un sable plus profond qu’il n’y paraissait.
Les deux 4x4 se sont ensablés, pas d’entêtement, on recule calmement pour emprunter un autre passage. Car ici, il faut rester humble devant le terrain. Le désert ne se domine pas, il se respecte. On contourne, on ajuste la trajectoire… et cette fois, ça passe. Le sable nous a rappelé la règle du jeu.
  • ✔️ Pression des pneus abaissée(avant les zones profondes, pas après !) . (baisser entre 1. ou 1.5 pour sable très très profond ) à 2 pour sable moyen.
    ✔️ 4×4 enclenché avant la difficulté
    ✔️ Gamme courte prête si montée raide
    ✔️ Élan régulier – ni trop lent, ni brutal
    ✔️ Trajectoire repérée (éviter le sable trop clair et trop mou)
    ✔️ Ne jamais insister si ça ne passe pas → on recule calmement
    ✔️ Distance de sécurité avec le véhicule devant (élan oblige)
    ✔️ Pelle accessible immédiatement (pas enfouie sous les bagages !)
    ✔️ Plaques de désensablement à portée de main
    ✔️ Compresseur embarqué pour regonfler ensuite
    ✔️ Réserves d’eau suffisantes
    ✔️ Passager bien accroché 😄
Le passage à Nossob sera rapide. Quelques courses à la boutique du campsite, et nous en profitons pour nous dégourdir les jambes.
En début d’après-midi, la brousse somnole. Peu d’animaux en mouvement. Nous croisons surtout des autruches escortées de leurs petits, quelques springboks graciles, des gnous imperturbables et d’autres antilopes éparpillées dans la savane.
À 16h10 précises, nous arrivons à Twee Rivieren. Changement d’ambiance. Après la piste et le sable, place à la paperasse. Nous nous occupons des formalités pour le passage de la frontière, du Botswana vers l’Afrique du Sud. Moins exotique… mais ça fait partie de l’aventure 😉
Cap sur Mata Mata : Ce matin-là, nous avons pris notre temps. Pas de précipitation. Café tranquille, démontage du camp en douceur. Nous prenons la piste vers 9h, cap sur le campsite de Mata Mata, toujours côté Afrique du Sud. C’est là que nous devons effectuer le passage de frontière vers la Namibie.
Et sur la piste… ce fut royal.
Une matinée comme on en rêve.  Deux léopards discrets, presque irréel. Des guépards élancés dans la lumière du matin. Une troupe de lions majestueux, indifférents à notre présence. Des girafes élégantes découpées sur l’horizon. Et même des hyènes, toujours intrigantes. Une concentration d’animaux exceptionnelle. Le genre de journée où l’on n’ose presque plus parler dans le véhicule, de peur de rompre la magie. La piste nous offre un vrai festival sauvage. On n’ose presque plus parler dans le 4x4, juste pour ne rien briser de cette magie. Pour vivre cette rencontre avec les animaux comme si vous y étiez… regardez la vidéo ! Les images valent mille mots : puissance, grâce et moments incroyables garantis. 
Une petite galère administrative… mais toujours magique
JP s’était occupé de nos deux visas pour la Namibie. Hélas… petit souci : il s’est trompé de date pour le mien. Au lieu du 23, il avait indiqué le 26. Résultat : je ne peux pas passer la frontière aujourd’hui, ce qui pose problème pour notre séjour en Namibie (le séjour est serré).
Heureusement, avec l’aide des enfants, leurs téléphones portables et le personnel sud-africain de Mata Mata, nous nous mettons à la tâche. Et là, un constat s’impose : la population sud-africaine est tout simplement fantastique ! Toujours prête à aider, patiente et efficace.
Nous faisons donc une nouvelle demande de visa pour le 24. Les enfants, eux, continuent vers Bagatelle qu’ils ne connaissent pas encore, d’autant plus que nous avions déjà réservé. Pour nous, ce sera une nuit à Mata Mata campsite, avant de les rejoindre le lendemain.
Et comme toujours, même les contretemps ont leur lot de magie. Nous en profitons pour observer la troupe de lions, qui s’est déplacée l’après-midi. Encore des moments exceptionnels, des images et des vidéos pleines d’émotions.
De la frontière à Swakopmund : 940 km. Départ à 7h30 du poste côté Sud‑Afrique pour les formalités. À 8h, nous franchissons enfin la frontière et entrons côté Namibie.
Mais la Namibie nous réserve un petit coup de stress dès le départ. Au contrôle sanitaire, un employé zélé pour ne pas dire fous furieux, se met à presque “désosser” la voiture. Tout ça pour un morceau de fromage trouvé dans mon sac. Le personnel, antipathique, nous fait perdre un temps précieux. Moralité : le fromage fait des ravages.
On reprend la piste à 8h50, un peu secoués mais décidés à avancer. Il faut rattraper le temps perdu. À 12h20, après 319 km principalement sur piste et sans arrêt, nous retrouvons enfin les enfants à Bagatelle.
À 13h, nouvelle étape : Swakopmund. Nous rejoignons la B1 jusqu’à Windhoek, puis continuons sur la B2 jusqu’à notre destination. Conduite difficile ce jour-là : beaucoup de camions, travaux, fatigue qui s’accumule… mais quelle satisfaction d’avancer.
Au total, avec JP, nous aurons parcouru 940 km en 10h27. Nous arrivons à 20h20 à notre logement, Ocean Dream, au bord de l’océan à Swakopmund. Un lieu magnifique où nous passerons deux nuits bien méritées après cette journée épique.

La vue sur l’océan depuis notre appartement à Swakopmund.

Après notre journée marathon, Ocean Dream est un vrai havre de paix. Un bel et grand appartement : trois chambres, deux salles de bain, un vaste salon, et une terrasse offrant une vue magnifique sur l’océan. Un vrai confort après nos longues journées de route, et ce sentiment de reprendre enfin notre souffle… un vrai bonheur ! 
Aujourd'hui, levé à 6h30, nous avons rendez-vous à 7h30 pour partir à la découverte des dunes jusqu'à Sandwich Harbour. Nous avons fait appel à Sand Waves Namibia. La demi-journée coûte 115 € par personne, avec petit apéritif prévue sur place. La visite dure jusqu’à 12h30 et promet des panoramas à couper le souffle.
7h30, et nous voilà partis avec Sand Waves Namibia. Nos propres 4x4 restent sagement à Ocean Dream : ces géantes de sable ne s’abordent pas sans expérience. 7 mois de formation d'après notre guide de 2017, nous renouvelons l'expérience pour partager ces moments uniques avec les enfants. Le soleil se lève à peine, et le désert se teinte de couleurs incroyables : ocres, rouges, jaunes… un vrai tableau vivant. Chaque montée et descente est un spectacle, chaque crête offre un panorama qui coupe le souffle. Les enfants s’émerveillent !
 
Plusieurs arrêts sont prévus pour explorer, marcher sur le sable chaud et admirer l’immensité du désert. Le moment fort : la petite pause installée sur la crête d’une dune.
Canapés et bossons, et surtout cette vue à 360° sur le désert et l’océan au loin. Une pause qui semble suspendre le temps. Le retour se fait vers 12h30, et nous repartons avec des images plein la tête et la certitude que le Namib est un désert unique : sauvage, silencieux et majestueux.
Cependant, petite comparaison avec notre première expérience en 2017 : à l’époque, nous étions seuls avec un guide magnifique, à savourer le désert dans le silence. Cette année, plusieurs 4x4, énormément de monde… et un guide beaucoup moins inspirant. Ajoutez à cela un prix exorbitant, et on se dit que parfois, la nostalgie des petits groupes reste imbattable. Lien : 2017 Sandwich Harbour
Après cette immersion dans le désert, et vu l’heure, nous cherchons un restaurant pour déjeuner. L’objectif : déguster des langoustes fraîches. Malheureusement, ce n'est pas la saison. Qu’importe ! Nous nous rabattons sur de délicieuses crevettes, profitant du soleil et de l’ambiance locale.
L’après-midi, petite escapade sur la plage et les courses pour le reste du parcours.
Swakopmund fut une pause magique entre pistes, animaux et aventures, où l’océan vient nous rappeler que l’Afrique australe est pleine de surprises à chaque détour. Deux nuits ici nous suffisent pour recharger les batteries avant de repartir sur les pistes namibiennes.

Dune 7 est une immense dune de sable située à la périphérie de Walvis Bay, dans le désert du Namib. Considérée comme l’une des plus hautes dunes du monde, elle est un site emblématique du tourisme d’aventure en Namibie (sandboard).
Nous quittons Swakopmund et prenons la B2 puis la C14 en direction de la Dune 7. Car avant de se rendre à Sesriem passage par la Dune 7 qui est réputée pour les activités de glisse. À l’origine, Angy et Luka devaient pratiquer le sandboard ici même. Mais l’établissement avec lequel ils avaient réservé ne propose plus l’activité sur la dune 7 (deux accidents mortels ont conduit à déplacer le site plus loin, sur une dune moins dangereuse). Sur place, une autre option s’offre à eux. Moyennant environ 25 € pour 10 descentes, un quad vous monte au sommet de la dune. Ensuite, allongé sur le ventre sur une planche souple façon luge, on se lance dans la descente. Le sable file sous les yeux, la vitesse augmente, le vent siffle… sensations garanties !
Angy et Luka s’en donnent à cœur joie. Cris, éclats de rire, sable dans les cheveux… ils remontent à chaque fois avec le sourire. Et nous ? JP l’avait déjà fait en 2017. Cette fois, il préfère immortaliser les exploits des jeunes, appareil photo en main, ravi de capturer les descentes à pleine vitesse. Quant à moi… en 2017, trois mois avant notre voyage, je m’étais fracturé le sacrum. Autant dire que la glisse sur dune était totalement exclue à l’époque. Mon sacrum était en convalescence, et moi en mode prudence maximale.
Depuis, j’essaie de ne plus prendre de risques inutiles avec ma personne. L’aventure, oui. L’inconscience, non 😉
Observer, photographier, savourer le moment… c’est aussi une belle manière de participer. Et voir les jeunes dévaler la dune à toute vitesse, nous procure presque autant d’adrénaline que si nous étions là-haut. Après ces sensations fortes, une boisson bien fraîche s’impose. On reprend ensuite la C14 en direction de Solitaire.
Impossible de passer ici sans s’arrêter. Quelques photos, un encas, un moment pour se rafraîchir… et profiter de l’atmosphère si particulière de ce lieu perdu au milieu de nulle part. Solitaire, c’est une pause hors du temps, un arrêt presque rituel sur les routes namibiennes.
Nous reprenons la route, cette fois par la C19, cap sur Sesriem. Nous arrivons à 17h pour effectuer les formalités, heureux d’être installés avant la nuit, avec déjà en tête l’excitation du lendemain matin. Cette année, nous avons réservé un emplacement de camping à l’intérieur du parc. Camping onéreux et pas terrible ! 
Le seul avantage non négligeable : les personnes logeant à l’intérieur bénéficient d’un privilège, l’accès aux dunes une heure avant l’ouverture officielle du parc. 

Lien du parc : NWR
Payé/jour/pers: 34€ 
Réveil avant l’aube. Il fait encore nuit lorsque nous quittons le campsite. L’air est frais, presque mordant, les phares éclairant le ruban d’asphalte qui file vers les dunes mythiques du Namib.
Peu à peu, une lueur apparaît à l’horizon. Le ciel passe du noir profond au bleu nuit, puis à des nuances rosées et orangées. Les silhouettes des dunes se dessinent, immenses, irréelles.
Nous grimpons lentement sur l’une d’elles, le silence du désert est total. Le sable est encore froid sous les pieds. Chaque pas demande un effort, on s’enfonce légèrement, on avance en silence.
 Puis le soleil surgit.
En quelques minutes, la lumière transforme tout. Les crêtes s’embrasent, les ombres s’étirent, les contrastes deviennent saisissants. Le désert prend vie sous nos yeux. On reste là, sans parler. Pas besoin.
Dead Vlei, avec ses arbres morts vieux de plusieurs siècles. Plus de renseignement : cliquez sur le lien → 2023

Nous prenons la C27 sur 160 km, et ensuite, nous continuons sur la piste D707 où se trouve le "Namtib Desert Lodge". 
Nous retrouvons le Namtib Desert Lodge, ce lieu que nous aimons tant depuis 2017. Perdu au pied des montagnes du Tiras, loin de toute pollution lumineuse, il offre un silence et une immensité rares. Ici, le temps semble ralentir.
 Nous avions choisi cet endroit pour renouveler nos vœux de mariage, vingt ans après le premier “oui”.
En fin d’après-midi, la lumière devient magique. Le soleil descend lentement derrière les montagnes, embrasant les roches et les plaines d’une teinte dorée puis cuivrée. Le ciel passe du bleu intense à l’orange flamboyant, avant de se teinter de rose et de violet.
C’est dans cette lumière irréelle que notre fille, accompagnée de son compagnon, avait préparé une cérémonie simple et profondément touchante. Elle a immortalisé chaque instant. 
Les photos sont magnifiques : les silhouettes découpées sur l’horizon, les regards échangés, les sourires émus baignés dans cette lumière chaude du désert.
Il y avait du vent léger, la chaleur du jour qui retombait doucement, et ce silence immense autour de nous. Juste nous, nos enfants, et l’Afrique.
Quand le soleil a disparu, le ciel est resté incandescent quelques minutes encore, comme pour prolonger le moment.
Puis les premières étoiles sont apparues.
Une cérémonie splendide.
Un cadeau d’une beauté rare.
Un de ces moments que l’on garde pour toujours au fond du cœur.

Notre chanson 😍↓

NAMTIB DESERT LODGE
Namtib Biosphère Réserve: PO Box, Aus, Namibie
Tel: +264 63 683 055,
Mail: stay@namitib.net:
GPS: S 26 02.15, E 1613.38

Cap vers le sud : Aus et l’Atlantique. Nous quittons ce lieu magique avec une pointe de nostalgie, direction Aus. Nous empruntons la D707 puis la C13. De belles pistes, roulantes, agréables. Le paysage est vaste, minéral, presque irréel.
En chemin, quelques rencontres sauvages : autruches élégantes, oryx majestueux, petites gazelles rapides comme l’éclair. Le désert vit, discrètement.
Au départ, nous pensions dormir au camping de Klein-Aus Vista, mais avant cela, une idée nous trotte en tête : rejoindre Lüderitz pour visiter la ville… et enfin peut-être déguster ces fameuses langoustes au bord de l’océan.
Après Aus, nous prenons la B4 en direction de Lüderitz. Et là, sur la route, nous traversons une véritable tempête de sable. Le vent soulève des nuages ocre qui traversent la chaussée. La visibilité chute brutalement. C’est impressionnant, presque irréel. On ralentit, concentrés, le regard fixé sur la route.
Lüderitz apparaît finalement, posée au bord de l’Atlantique, dans la région du Karas. Ville à part, balayée par les vents, avec son architecture d’inspiration allemande et son atmosphère maritime unique.
Mais le vent est si fort et glacial que nous décidons finalement de prendre une chambre au Nest Hotel.
Très belle surprise : un hôtel confortable, sympathique, avec une superbe vue sur l’océan. Le repas est excellent… mais même à Lüderitz, pas de langoustes fraîches : hors saison !
Au moins, ici, pas de produits congelés, question de qualité.
Et apparemment, l’Atlantique namibien suit le même calendrier sur toute sa côte… Swakopmund nous avait déjà fait le coup quelques jours plus tôt ! 😉
LUDERITZ NEST HOTEL
Tel: +264 63 20 4 0002,
Mail: reservations@nesthotel.com

Après une bonne nuit et un excellent petit-déjeuner, nous reprenons la route en direction d’Aus, puis cap sur le Fish River Canyon par la B4 et ensuite la C12, jusqu’à Hobas. Le camping se situe à quelques kilomètres seulement du canyon. 
Après les formalités et la prise de possession de notre emplacement, nous partons avec l’un des véhicules vers le canyon pour assister au coucher du soleil.
Grandiose. Immense. Vertigineux.
Le spectacle vaut largement le déplacement. Nous savourons un apéritif face à l’immensité du Fish River Canyon, suspendus entre ciel et roche, tandis que la lumière embrase les parois. Retour au camping, encore imprégnés de cette beauté brute.
🧭 Infos pratiques – Fish River Canyon & Hobas
  • 📍 Accès
  • L’entrée principale du canyon se fait par Hobas, accessible via la B4 puis la C12. Les pistes sont généralement bonnes et roulantes.
  • 🏕️ Camping de Hobas
  • Le camping est situé à quelques kilomètres seulement du canyon.
  • Emplacements simples mais bien situés, piscine appréciable en fin de journée (surtout quand la chaleur tape fort), petite boutique et station-service basique.
  • 🌅 Le meilleur moment ?
  • Le coucher du soleil est absolument spectaculaire. Les couleurs changent minute après minute.
  • Le lever du soleil est également magnifique et souvent plus calme.
  • 🚗 Self-drive
  • On peut rejoindre les différents points de vue facilement en voiture depuis le camping. Pas besoin de 4×4 pour les accès principaux si les pistes sont sèches.
  • 🥂 Petit conseil perso
  • Arrivez un peu avant le coucher du soleil, installez-vous tranquillement… et prévoyez l’apéro.
  • Face à une telle immensité, le moment devient inoubliable.
  • ⚠️ Attention
  • Peu ou pas de barrières sur certains points de vue. On reste prudent, surtout avec le vent.
  • ⚠️ Inconvénient : l’affluence
  • Le Fish River Canyon est l’un des sites les plus visités de Namibie.
  • Au coucher du soleil, il peut y avoir beaucoup de monde aux principaux points de vue. L’ambiance reste magnifique, mais on partage le spectacle.
  • 👉 Petit conseil : s’éloigner un peu du parking principal et marcher quelques minutes permet souvent de retrouver un peu de calme.
Parce que oui… l’immensité est là, mais parfois avec quelques voisins d’apéro 😄
HOBAS CAMPSITE
MWR
Paye par jour: 25€ (480 NAD)


Avant-dernier jour. Nous prenons la direction d’Upington par la B3 jusqu’au poste-frontière de Nakop, où nous arrivons vers 13h.
Le temps de faire les formalités, sortie de Namibie, entrée en Afrique du Sud, et trente minutes plus tard, nous roulons déjà sur la N10 côté sud-africain.
Nous décidons de faire étape à Upington afin de couper le trajet et profiter pleinement de ce que le parcours nous offre avant de rejoindre Midrand.
Upington est située dans la province du Cap-Nord, au bord du fleuve Orange. Ici, l’eau est reine : nombreuses activités nautiques, ambiance paisible, végétation luxuriante contrastant avec les paysages désertiques traversés les jours précédents. 
Nous arrivons au River Place Manor vers 15h.
Un superbe hôtel en bord de fleuve, élégant et chaleureux. Nous y étions déjà venus en 2024… et le plaisir est intact.
Vraiment une adresse à découvrir. Franchement, ces derniers jours ont toujours une saveur particulière… un mélange de gratitude et d’envie de repartir déjà.
Assis face au fleuve Orange, un verre à la main, on repense aux dunes, aux pistes, aux tempêtes de sable… et à cette liberté immense qui nous a portés pendant deux semaines.
RIVER PLACE MANOR: 
36 Steenbok ave Middelpos. Upington 8801 Afrique du Sud
E mail :info@ikaia,co,za
Tel: +27 54 332 3102
.

Nous traversons Upington pour rejoindre la N14 en direction de Vryburg.
La route est entièrement goudronnée, mais la circulation est dense, avec énormément de camions. Il faut rester particulièrement attentif.
Après quelques pauses en cours de route, nous arrivons vers 16h au lodge.
Devant le portail du Morakane Safari Lodge, il nous reste encore 1,5 km de piste à parcourir avant d’atteindre le lodge.
Et là… exactement le genre d’endroit que nous aimons : isolé, au cœur de la nature, loin de tout.
Le temps est à l’orage, le ciel lourd, presque électrique.
Nous commençons à préparer nos affaires pour le départ très matinal du lendemain. Car dans l’après-midi, vers 15h, nous devons restituer les véhicules à Midrand.
S’ensuit un excellent dîner, ici, la viande est remarquable. La soirée se termine tranquillement, autour d’une discussion sur ces seize jours passés ensemble avec les enfants. Des souvenirs qui se racontent déjà… alors même que le voyage n’est pas tout à fait terminé.
MORAKANE SAFARI LODGE: 
R34 jusqu'à Schweizer-Reneke, N14, Afrique du Sud
Tel: +27 833 852 133,
Mail: admi@morakanelodge.com

Dernier réveil africain.
Le café a une saveur particulière ce matin-là. La route vers Midrand se fait presque en silence. Chacun est un peu dans ses pensées. Les paysages défilent, mais l’aventure, elle, commence déjà à se transformer en souvenirs.
À 15h, nous rendons les véhicules. Fin officielle du road trip.
En seize jours, nous avons avalé des kilomètres, franchi des dunes, affronté le vent, cherché désespérément des langoustes…
Seize jours seulement, mais seize jours intenses, rythmés, sportifs, pensés pour voir le maximum sans jamais perdre l’essentiel : le plaisir d’être là. L’Afrique ne se visite pas.
Elle s’ancre en vous.

Msi Africa Roadtrip : La liberté n’a pas d’âge, seulement des pistes à explorer.

🎬Voir la vidéo : première partie du parcours 👇

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